Carnet de route
Ski de randonnée dans les Aravis
Le 01/03/2026 par Daibis Axel
Vendredi 27 février, je rejoins Laurent Hesse et Philippe sur le parking du Chullanka et nous quittons Metz en direction d’Annecy où nous passerons la nuit dans un hôtel. Sur une aire d’autoroute en direction d’Annecy, le groupe se retrouve au complet, l’occasion pour moi de rencontrer et de faire connaissance avec Laurent Herrisson et Luc. Nous arrivons à l’hôtel F1 d’Annecy Argonay vers 00h00, prêts à dormir dans la foulée car le lendemain, réveil à 6h20.
Samedi 28 février, nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel puis nous nous rendons dans les Aravis, à environ 40 minutes de trajet depuis le F1. Arrivés au parking de l’Arpettaz vers 9 h, nous préparons notre matériel, mettons les peaux sur les skis et nous nous équipons. Laurent Hesse avait choisi comme première course l’Ambrevetta par la combe de Tardevant. Une fois prêts et les DVA testés par Laurent H, nous commençons la course. Ce sera l’occasion pour moi de faire mes premières conversions en ski de randonnée, apprises grâce à Laurent Herrisson qui m’a pris sous son aile durant cette course pour me conseiller et m’apprendre quelques rudiments de la pratique.
Vers 13h30, nous arrivons à l’objectif de l’Ambrevetta qui offre un magnifique point de vue sur les montagnes aux alentours et surtout sur le sommet du Tardevant. Après avoir profité de la vue, c’était l’heure de la descente à ski. Les premiers virages étaient assez surprenants car les sensations sont plutôt différentes de celles retrouvées en ski alpin sur piste damée. Mon ego en a ainsi pris un petit coup. La descente se passe bien, cependant la neige n’était pas toujours top, elle était assez dure et donc assez difficile à skier.
Vers la fin de la descente, passage dans la forêt à skier entre les sapins. Je me prends la boîte de ma vie en chutant derrière un sapin, je me retrouve bloqué, les deux jambes avec les skis sous 1,30 m de neige, impossible de me dégager sans l’aide de Laurent Hesse. Mais nous sommes tous de retour, contents, sur le parking vers 15h.
Nous décidons ensuite d’aller au bar pour boire un coup après cette sortie très formatrice pour ma part. Le soir, nous dînons dans un restaurant de spécialités savoyardes, Les Agapes. L’occasion de manger des plats réconfortants servis par un serveur extravagant et très sympa. Retour à l’hôtel vers 22h.
Le dimanche 1er mars, réveil également à 6h20 puis même début de matinée que le jour précédent. De retour au parking de l’Arpettaz, début de la course du jour qui fut le Trou de la Mouche. Luc commence à avoir du mal avec une de ses fixations de ski qui avait un défaut. Laurent H et lui-même semblaient avoir réussi à arranger sa fixation. Malheureusement, 15 minutes plus tard, dans la première pente à franchir, sa fixation pose trop de problèmes. Luc est forcé d’opérer un demi-tour et de redescendre sur une pente en neige glacée et très dure à skier devant les yeux du groupe.
Laurent Herrisson, Philippe, Laurent H. et moi continuons ainsi la course. Quelques dizaines de mètres plus haut, nous devons mettre les couteaux sur les skis car la neige est trop glacée pour pouvoir évoluer uniquement avec les peaux. Arrivés vers 2 200 mètres, nous sommes accueillis par une superbe mer de nuages. Ce sera l’occasion pour moi de faire tomber la crème solaire de Philippe et de la regarder se faire la malle devant nous sans rien pouvoir faire.
Arrivés vers 2 400 mètres, devant le mur final avant d’arriver au Trou de la Mouche, nous évoluons dans ce passage en neige assez croûtée et à 30 mètres sous l’objectif, Laurent H a dû prendre la dure décision d’opérer un demi-tour car la neige, étant de mauvaise qualité, allait être dure à skier, le passage étant également assez raide.
Nous entamons donc la descente. La descente fut agréable bien que la neige ne fût pas la meilleure à cet endroit de la course. Un peu plus bas dans cette pente, sur un léger replat, nous prenons notre petit casse-croûte. Ce fut l’occasion de faire la rencontre d’un super chien qui était venu demander de quoi manger un petit bout lui aussi avant de rejoindre son maître sur les skis un peu plus loin.
Un peu plus tard dans la descente à ski, Laurent Herrisson retrouve par chance la crème solaire de Philippe que j’avais égarée durant la montée. Nous continuons ensuite la descente dans une neige de qualité variable mais toujours très fun à skier.
Retour au parking vers 15 h. Nous retrouvons Luc, qui avait été contraint de faire demi-tour en début de course, puis nous échangeons sur la course. Dans la foulée, nous rentrons dans le Grand Est.
Merci à Philippe, Luc, Laurent Hesse et Laurent Herrisson, c’était une super sortie.





