Carnet de route
Raid en Valpelline
Sortie : Raid en Valpelline du 03/04/2026
Le 15/04/2026 par Mehmet Yilmaz
Départ le 2 avril, rdv à 17:00 à Metz avec Vincent qui a prit sa voiture, Khulan, Laurent Calvignac et moi même pour ensuite récupérer sur une aire à côté de Nancy, Laurent Riandey.
22:30 F1 Pontarlier en se donnant rdv à 5:00 à la voiture prêts à partir.
Petit dej sur une aire d’autoroute puis go Arolla. Une fois sur place, sous l’œil des militaires qui géraient sûrement l’organisation de « la patrouille des glaciers », nous nous préparons vite et nous lançons pour passer par le col Collon à 3374 m pour rejoindre le refuge Nacamuli.
Pour moi tout se déroule très vite et n’ayant pas assez dormi depuis plusieurs jours, je n’ai pas beaucoup de souvenirs détaillé mis à part les pâtes, excellentes, et le dortoir glacial.
Mes camarades m’ont dit que de la neige et du vent entraient à l’intérieur du dortoir. (Je dormais au milieu du dortoir) 4 à 5 couches de couvertures, les polaires et bonnets pour la nuit.
Petit dej et go vers le refuge Aosta qui est très différent de par son gardien, son paysage et son accueil. Nous reprendrons le col Collon pour passer sur le glacier d’Arolla puis passage du col du mont Brûlé puis le glacier de Tsa de Tsan, descendre par le col de la division en désescalade, un peu d’exercice d’alpinisme pour changer et enfin nous atteignons le refuge après une belle descente assez raide et dure que nous méritons.
Le temps ensoleillé était très apprécié mais il y avait beaucoup de vent les matins, tout au long des 4 jours d’ailleurs. Cette difficulté m’a beaucoup plu, ça complétait la sortie pour avoir de tout: vent, froid, chaud, soleil, ski, alpi, crampons, couteaux : nous avons utilisé tout ce que nous avons porté !
Revenons au refuge Aosta : le gardien nous accueille à la porte, je ne me souviens pas s’il nous a d’abord dit « bonjour » ou « genépi ? », et c’était pareil pendant les 2 jours. Il nous en aurait probablement proposé aussi au petit déjeuner s’il n’y avait pas le risque d’être poursuivi en cas d’accident.
On s’installe, café bière, résumé et préparation pour le lendemain: l’épaule de la dent d’Hérens (À prononcer « érènsse »)
Pâtes purée et viande, fromage pour les végétariens, (menu identique au refuge Nacamuli et au lendemain aussi d’ailleurs) j’apprécie beaucoup mais je râle pour faire le récit, culturel!
Jamais de soupe apparement, Diego, le gardien m’a dit : « ça sert à rien, pourquoi faire, cèèèèè de l’eau ! »
Revenons au principal : dodo moins glacial mais 3 couvertures nécessaires pour ma part quand même, toujours avec la polaire. Matin 6:30 go pour cette journée pour ne pas atteindre les 4000 m : le flanc droit de l’épaule était à 3950 environ. La gauche était chargée et risquée probablement puisqu’il n’y avait pas de trace. Vue superbe sur le Cervin et le Mont Rose, époustouflant, puis demi-tour. Tout au long de la sortie, on n’a pas eu de la très bonne neige mais pas très mauvaise non plus, pas de croûte donc bien. Et on est en avril quoi.
Refuge Aosta, Génépi? Génépi? Génépi? Grazie grazie grazie grazie no, caffè per favore, puis après seulement 1300 m de D+, tous frustré de ne pas avoir pu faire au moins 2000 ou 2500, mais manque de montagne dans les parages, nous avons prit pelles, pioche, hache, raclette en main et avons nettoyé tout l’avant du refuge, le passage aux toilettes et le porche. Le soleil s’étant tourné complètement, le froid et l’heure tardive ont eu raison de notre ardeur, puis enfin un peu fatigué, apéro puis… Vous connaissez le menu.
Pierre Gignoux que nous avions rencontré en décembre dernier dans les Aravis avec les Laurent Hesse, Hérisson et Riandey, s’est joint à notre table pour quelques anecdotes et dodo.
Matin 6:30, lampe frontale et go le col de la Division, pente assez raide et beaucoup de vent où nous avons cramponné 2 fois, puis une fois le col derrière, après le passage en mode alpi, le glacier pour passer par le col de Valpelline. De nouveau, vue fascinante sur le Cervin Mont Rose et autres quelques gros cailloux à l’horizon. Précision : nous sommes cette fois derrière la dent D’Hérens, la veille nous étions sur sa droite, sur son épaule, et comme il en a qu’une des épaules, donc nous sommes derrière. La complication du résumé est volontaire, on est en montagne, rien n’est facile, va falloir vous débrouiller et travailler vos cartes !
Une pause puis direction col des dents de Bertol. Arrivé quasi au pied, nous observons la corniche bien chargée et décidons de continuer plutôt vers le col de Bertol. Passage long, quasi plat à 3200 m environ, très apprécié, puis c’est parti pour une descente d’environ 1300 m.
Arrivée parking, un verre sur une terrasse à Arolla offert par Khulan, puis Vincent qui nous avait conduit jusque là reprend le volant jusqu’aux abords de Nancy. Au Revoir très rapidement avec Laurent Riandey et nous reprenons Metz. Arrivée vers 1:00 du matin.
Pour ma part, la sortie la plus complète, la plus sportive, la plus fun, première fois que je foule les montagnes italiennes.
Je tiens encore une fois à remercier Laurent Riandey et Calvignac pour l’organisation de cette sortie, Khulan pour avoir apporté une touche dans le parcours donc elle sera dans le trio des préparateurs de course, Vincent pour son véhicule et quelques conseils concernant ma descente, tous les 4 pour la bonne ambiance, le soutient mutuel et la discipline de ces jours qui n’étaient pas faciles physiquement et techniquement.
Voilà résumé fini. Message à ceux qui ont apprécié ce récit: inscrivez vous aux sorties !!! Pas de licence ? Prenez en une.
Et pour ceux qui n’ont pas apprécié la plume, lisez les autres résumés écrits par d’autres aventuriers, ça vous enchantera très certainement, puis licence et go pour vivre et écrire vos aventures.





